LES DROITS DE L'ANIMAL
course camarguaise - course landaise
------La Ligue Française des Droits de l'animal tient à souligner la différence qu'elle fait entre la corrida à l'espagnole (ou apparentée) et les courses provençales ou landaises.
Il est indéniable que les animaux, et les taureaux, cocardiers notamment, bénéficient d'attentions et d'un respect particuliers. Ces courses étant dépourvues d'actes de cruauté ou de sévices graves, et dépourvues même de mauvais traitements, elles ne sont concernées ni par l'article 453, ni même par l'article R38-12.
------Malgré que l'animal y soit un objet de distraction pour l'homme (Déclaration Universelle des Droits de l'Animal, Article 10 voir Annexes), et malgré les accidents traumatiques dont l'animal peut parfois être victime, la Ligue Française des Droits de l'Animal considère que les courses landaises et provençales sont acceptables du point de vue de l'animal et de ses droits.
------La Ligue des Droits de l'Animal souhaite que le grand public, généralement mal informé, comprenne la différence qui existe entre ces courses et les corridas, qui comportent, elles, les actes de cruauté que sont coups de piques, poses de banderilles, et mise à mort à l'épée. Elle demande que les pouvoirs publics et les organes d'information fassent une telle distinction.
------De son côté, la course camarguaise doit veiller à ne pas se confondre, et être confondue avec la corrida. Manadiers et raseteurs ont un intérêt majeur à conserver rigoureusement pure la tradition de la course.
------Enfin, il faut rappeler que la course landaise a été reconnue sport français le 18 septembre 1973 ; qualité attribuée à la course camarguaise par le Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports Pierre Mazaud, lors d'une cérémonie au Crès, le 25 novembre 1975. Ces courses font indéniablement partie des cultures provençale, languedocienne et aquitaine.
------Dans l'éventualité où une aide de l'Etat à la "tauromachie" serait envisagée, notamment sur le plan fiscal, cette aide ne saurait être accordée qu'à ces courses, dont le caractère traditionnel français a été reconnu.
De plus, loin de provoquer des sorties de devises (et leur accroissement), ces courses ne peuvent que favoriser l'élevage français, un des rares échappant encore à l'élevage artificiel "en batterie", avec des conséquences socio-économiques directes, dans le cadre de la régionalisation et du développement des régions.


Extrait Table ronde
Université Paris V, Rue Descartes
6 octobre 1981.
Photo: Tombeau du taureau "Le Sanglier" au Cailar .

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